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David Lively

 

Pianiste français d’origine américaine, David Lively mène une carrière atypique. Des États-Unis où il a débuté ses études à la France où il réside, il est lauréat de nombreux concours internationaux, dont les Concours Long-Thibaud à Paris (il y rencontre Claudio Arrau dont il devint un des rares élèves), Reine Elisabeth de Belgique et Tchaïkovski de Moscou où il a obtenu le Prix spécial pour la musique contemporaine.

Exceptionnellement doué, il porte un grand intérêt aux compositeurs américains du XXe siècle tels Elliott Carter et Aaron Copland avec qui il étudia les oeuvres majeures pour piano qu’il enregistra par la suite. Il est un défenseur talentueux d’immenses concertos méconnus : ceux de Busoni et de Furtwängler – il fut le premier à enregistrer ce dernier dans sa version complète et définitive – ainsi que les deux concertos de Joseph Marx dont Castelli romani.

Il consacre une importante partie de son activité à la musique de notre temps et signe la création mondiale, européenne ou française, de nombreuses partitions : Riverrun de Takemitsu avec Kent Nagano ; 90+ pour piano solo de Carter, Cendres de Saariaho ; Double Concerto de Travlos ; Continuous Snapshots de Sébastien Gaxie. Il joue et enregistre en 2014 le concerto de Benoît Mernier, avec l’Orchestre National de Montpellier (Cypres). Il entretient des relations privilégiées avec le compositeur belge Philippe Boesmans, ayant enregistré l’intégrale de son oeuvre pour piano seul (Cypres), ainsi qu’avec le compositeur suisse William Blank, dont il créé le concerto de chambre Cris et, plus récemment, Reflecting Black, commande de l’Orchestre de la Suisse romande, écrite à son intention et enregistrée sous la baguette de Pascal Rophé (Aeon). Amoureux du répertoire français, il a promu l’œuvre de Benjamin Godard avec le soutien de la Fondation Bru Zane.

David Lively a donné maints concerts avec les Quatuors Borodine, Melos, tout comme avec la jeune génération des quatuors. Avec le quatuor Cambini-Paris, il vient d’enregistrer en reconstitution historique les deux concertos de Chopin sur un piano Érard 1836. Il a eu le bonheur de se produire en concert avec Martha Argerich, Eugene Istomin, June Anderson, Elly Ameling, Gil Shaham.

David Lively est venu en France avec une bourse du gouvernement français pour travailler avec Jules Gentil, assistant d’Alfred Cortot à l’École Normale de Musique de Paris où il est actuellement Directeur des concours.

 

 

I got rhythm

David Lively

LMU011

Le rêve américain

 

Cet enregistrement a pris pour moi une importance inattendue au cours de son élaboration, mais comment pouvait-il en être autrement ?

L’expatrié apprend qu’il n’y a de retour que dans son cœur. En moi vivent ces merveilleuses vignettes de la vie américaine, de son âme. Les retravailler était un retour dans mon passé et dans celui de mon pays natal. Vous y trouverez nos danses, nos chants, expression de joie, de peine, d’amour.

C’était aussi l’occasion de rendre hommage au patrimoine musical dans ma vision toute personnelle de l’influence du jazz et de la musique populaire sur le répertoire américain pour piano, depuis ses intuitions premières jusqu’aux chefs-d’œuvre les plus récents.

J’ai eu du plaisir à revisiter l’œuvre de deux immenses compositeurs avec qui j’ai eu le bonheur de travailler, Aaron Copland et surtout Elliott Carter qui était devenu un ami si cher, une amitié née d’une rencontre fortuite dans le métro parisien !

J’ai quitté les États-Unis pour Debussy et Ravel à l’âge de seize ans. Force est de reconnaître pourtant la présence et la vigueur de mes racines. Dans cet enregistrement, j’espère que vous retrouverez le timbre de Billie Holiday, la sensualité de Marilyn Monroe, le chant plaintif de Miles Davis, l’accent de ma grand-mère, les joies d’un match de baseball, l’entrain de nos quadrilles traditionnels dont j’ai gardé souvenir d’enfance.

Le rêve américain est bel et bien vivant, notre nostalgie bien vivace, d’autant plus intense que ce dont nous rêvons n’a jamais véritablement existé.

Bon voyage !

 

David Lively

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David Lively | piano

Pistes

 

1.Joplin, Maple Leaf Rag
2.Gottschalk, Souvenir de Porto Rico - Marche des Gi
3.Gottschalk, The Banjo - American Sketch, op. 15
4.Ives, Some Southpaw Pitching, Etude n° 21
5.Gershwin, Fascinating Rhythm
6.Gershwin, My One and Only
7.Gershwin, Do-Do-Do
8.Gershwin, That Certain Feeling
9.Gershwin, Sweet and Low Down
10.Gershwin, Oh, Lady Be Good!
11.Gershwin, Do It Again
12.Gershwin, Swanee
13.Gershwin, Who Cares?
14.Gershwin, I’ll Build a Staircase to Paradise
15.Gershwin, The Man I Love
16.Gershwin, I Got Rhythm
17.Copland, Four Blues, Freely poetic
18.Copland, Four Blues, Soft and languid
19.Copland, Four Blues, Muted and sensuous
20.Copland, Four Blues, With bounce
21.Barber, Excursions, op. 20 - Un poco allegro
22.Barber, Excursions, op. 20 - In slow blues tempo
23.Barber, Excursions, op. 20 - Allegretto
24.Barber, Excursions, op. 20 - Allegro molto
25.Albright, Five Chromatic Dances - Hoedown
26.Carter, Two Thoughts About the Piano - Intermitten
27.Carter, Two Thoughts About the Piano - Caténaires
28.Carter, Two Thoughts About the Piano - Caténaires
29.Bolcom, The Garden of Eden - The Serpent’s Kiss

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La presse en parle

 

« Avec ce programme époustouflant, David Lively – pianiste français d’origine américaine – semble réaliser, à 68 ans, un rêve de gosse, consistant moins à honorer ses ancêtres qu’à enchaîner sans modération les plaisirs d’un interprète surdoué. 28 pièces made in USA, 28 états de la musique – souvent d’essence populaire – fédérés par le rythme. Pas d’antagonisme Nord-Sud dans cette géographie étoilée mais une polarité ragtime-blues investie par des compositeurs tels que Scott Joplin, Aaron Copland, Samuel Barber ou William Bolcom. Une touche latino aussi, avec Louis Moreau Gottschalk (Souvenir de Porto Rico), et une adrénaline de base-ball avec Charles Ives (Some Southpaw Pitching). Si la colonne vertébrale de cet « Homo americanus » est figurée par une douzaine de mélodies signées George Gershwin (dont celle qui fournit le titre de l’album), sa nature d’Iron Man est attestée par les exigences virtuoses de William Albright (Hoedown) et d’Elliott Carter (Caténaires). »

Pierre Gervasoni pour Le Monde

 

« Des pièces qui par-delà les genres (jazz, blues, ragtime et autres musiques populaires américaines...) sont réunies sous la bannière du swing, du jeu qui fait taper du pied. (...) indispensable dès lors qu’il s’agit de lier rythme et Amérique. »

Zig-Zag
 

« Dire que les interprétations de David Lively sont idiomatiques semble relever de l'évidence tant cela sonne avec panache. Il se fait - et nous fait - plaisir dans ce voyage au bout du rêve américain : stupéfiante maitrise des intrications rythmiques souvent déconcertantes parce qu'inattendues, tellement séduisantes, différentiation de la dynamique faramineuse, grâce à un jeu très pédalé, esprit et humour malicieux dans les fins de phrases. (...) Au final, un hommage enthousiasmant au patrimoine nord américain. »

ON-magazine
 

« L'enregistrement que cet artiste présente offre un rayon de bonne humeur en ce mardi frigorifique. (...) Copland, Carter et Barber, trio de compositeurs d'art moderne, côtoient les grands anciens: Ives, Gershwin et même Scott Joplin. On a bien du plaisir à les rejoindre. »

Mediapart

 

« Saluons ce programme mêlant tubes légers américains et quelques pièces d’une grammaire plus audacieuse. On admira tout du long la maîtrise technique et l’engagement du pianiste. (...) Un programme bien rafraîchissant et magnifiquement interprété (et bien enregistré avec un livret toujours aussi documenté de Sylviane Falcinelli). »

Musique classique & co
 

« D'origine américaine, ce claviériste surdoué, qui jouit en france d'une solide réputation depuis son passage au coucours Long-Thibaud-Crespin, s'est imposé comme l'un des meilleurs interprètes de la musique d'Elliott Carter, d'Aaron Copland ou de Charles Ives. »

Thierry Hilleriteau pour Figaroscope
 

« He has the technique to wrestle the most virtuosic Elliott Carter compositions to the ground, and even conspired with his late friend Carter to bring “Caténaires” to fruition. They worked it out on the phone. I have spent several hours listening to Lively’s almost clinical articulation, easy virtuosity and his sensitivity to the American idiom. I have rarely heard Scott Joplin bounce like this, or felt the Gershwin Songbook trigger the familiar melodies of my past. His Copland, Barber, Ives and Carter all dazzle. »

Michael Johnson pour Facts & Arts

 

« Lively a su composer un album musical aussi équilibré que foisonnant de contrastes, l’un de ces disques qui vous hameçonnent l’attention dès la première plage et de ne la lâchent plus jusqu’à leur terme. (...) le résultat s’impose, admirable de tact, de charme et d’esprit. »

Alain Cochard pour Concertclassic