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La Chimera

 

 

Fondée sous la forme d’un consort de violes par Sabina Colonna Preti en 2001, La Chimera prend son visage actuel avec l’arrivée du théorbiste Eduardo Egüez qui endosse la direction artistique de l’ensemble. Avec des effectifs éminemment variables au gré des programmes, La Chimera intègre alors des sonorités nouvelles et oriente son répertoire vers de passionnants métissages aussi bien géographiques que chronologiques : le premier projet de ce type, Buenos Aires Madrigal, symbolise brillamment cette approche, réalisant la fusion admirable de madrigaux italiens du XVIIe siècle et des tangos argentins. Tonos y Tonadas, plus tard, met en miroir le baroque espagnol et le folklore latino-américain, alors qu’Odisea Negra nous mène sur les traces des esclaves emmenés de force de l’Afrique occidentale jusqu’aux Caraïbes. La Voce di Orfeo illustre de son côté le versant « savant » du répertoire de La Chimera, ressuscitant la figure légendaire du ténor Francesco Rasi, créateur de l’Orfeo monteverdien en 1607. Sans surprise, l’originalité de ces projets et leur réalisation musicale irréprochable ont valu à La Chimera de se produire dans des lieux aussi prestigieux que l’Audito­rium Olivier Messiaen de Radio France, la Salle Gaveau et le Théâtre de la Ville à Paris, l’Arsenal à Metz, la Salle Flagey à Bruxelles, le Palacio Euskalduna à Bilbao ou le Teatro Ponchielli à Crémone.

Misa de Indios - Misa Criolla

par l'Ensemble La Chimera

LMU001

Notre messe indienne

 

Comme la plupart des Sud-américains, je pense souvent à la célèbre date du 12 octobre 1492, date à laquelle l’histoire universelle a donné le nom de « Découverte » de l’Amérique. Je voudrais ici citer le célèbre écri­vain uruguayen Eduardo Galeano, à propos de ladite « Découverte » :

 

« En 1492 , les aborigènes ont découvert qu’ils étaient “indiens”,

Ils ont découvert qu’ils vivaient en Amérique,

Ils ont découvert qu’ils étaient nus ;

Ils ont découvert qu’il y avait le péché,

Ils ont découvert qu’ils devaient allégeance à un roi et une reine d’un autre monde

Et un dieu d’un autre ciel,

Et que ce dieu avait inventé la culpabilité et la robe

Et il commanda que soient brûlés vifs

Tous ceux qui adorent le soleil et la lune et la terre et la pluie qui la mouille. »

 

A partir de cette date, la musique et la culture des Amériques ont été rebaptisées « pré » et « post » colom­biennes, formant un véritable univers culturel d’une richesse incommensurable dont l’effervescente évolu­tion se perpétue jusqu’à nos jours. Sans doute, on pourrait affirmer que la musique américaine a contribué (et continue à le faire) généreusement au patrimoine musical universel, en particulier depuis ces deux der­niers siècles et à travers les genres populaires, tels que le jazz, le tango, la musique brésilienne, la salsa, la musique cubaine et vénézuélienne (pour n’en citer que quelques-uns).

 

Lorsque Luis Rigou m’a proposé de monter la Misa Criolla d’Ariel Ramírez, les phrases de Galeano me sont venues à l’esprit, ainsi que d’innombrables mots isolés tels que sang, conquête, honneur, jésuite, indien, ambition, épée, barbarie ou silence. J’ai hésité à accepter la proposition mais Luis m’a finalement convaincu. Le défi était énorme. Après presque une année de réflexion et compte tenu de mon incapacité à concevoir un album sans une « histoire » ou un « argument », nous avons divisé le travail en deux parties : la Misa Criolla d’un côté et de l’autre, une série de morceaux représentant un voyage vaste et varié à travers l’his­toire de la Cordillère des Andes et du plateau du Collao partagé par le Pérou, la Bolivie et le Chili : des mélodies précolombiennes, en passant par la musique populaire coloniale pour finir dans des composi­tions modernes inspirées des propos de Galeano. Ainsi, notre « messe indienne » parcourt un large chemin depuis les cultures précolombiennes jusqu’à la musique de notre temps, en se concentrant particulièrement sur le riche syncrétisme religieux d’Amérique latine.

 

Eduardo Egüez

ACHETER

Ensemble La Chimera

Eduardo Egüez | direction

 
Luis Rigou | Voix, flûtes indiennes, percussions
Bárbara Kusa | Soprano

 
Coral de Cámara de Pamplona
David Gálvez Pintado | direction

Pistes

 

1.Misa Criolla - Kyrie - Ariel Ramirez
2.Misa Criolla - Gloria - Ariel Ramirez
3.Misa Criolla - Credo - Ariel Ramirez
4.Misa Criolla - Sanctus - Ariel Ramirez
5.Misa Criolla - Agnus Dei - Ariel Ramirez
6.Tonada El Chimo
7.En Aquel Amor
8.Fuga de los Cóndores
9.Muerto estáis
10.Tonada El Diamante
11.Hanacpachap
12.Tonada La Despedida – Tonada El Huicho de Chacha
13.Bico Payaco Borechu – Bayle de Danzantes
14.Como un Hilo de Plata
15.Intiu Khana
16.Canto al Silencio
17.Alleluia

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La presse en parle

 

« une musique qui a bercé une génération de mélomanes »

Thierry Geffrotin pour Europe 1

 

**** Excellent

« le chef-d’œuvre revient plus fascinant encore grâce à un travail aux sources effectué par l’ensemble baroque argentin La Chimera. »

Olivier Olgan pour le Le Figaro Magazine

 

« Pari réussi de rendre à la musique de Ramirez une forme de pureté originelle. »

« L'émotion de la voix du soliste Luis Rigou, perdue quelque part entre chant liturgique, déclamation baroque et nueva cancion, ne font que rajouter à la magie de cette résurrection. »

Thierry Hillériteau pour Le Figaro

 

« Le grand raffinement sonore de cette nouvelle approche révèle une oeuvre infiniment touchante et plus que jamais mélodieuse. »

Emmanuelle Giuliani pour La Croix

 

« Des chœurs de toute beauté et une très belle réorchestration de facture baroque, signée Eduardo Egüez. »

par Le Figaroscope

 

« La Chimera a eu l'heureuse idée de combiner la Misa Criolla avec des oeuvres religieuses du baroque colonial sudaméricain en langue quechua, de puiser dans les cultures pré-colombiennes jusqu'au musiques de notre temps. Passionnant ! »

par Classica

 

Extraits vidéos

 

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